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PARIS MATCH 3708
Les Villes-Jardins Fleurissent Déjà !
Interview de Vincent Callebaut
Paris 2020
France
«LES VILLES JARDINS FLEURISSENT DEJA», Interview de Vincent Callebaut par Romain Clergeat de Paris Match


• PARIS MATCH : Demain, plus de la moitié de la population vivra en ville : quelles solutions propres pour y parvenir ?

VCA : « Croire au monde, c’est ce qui nous manque le plus. Nous avons tout à fait perdu le monde. On nous en a dépossédé !» Cette citation du philosophe français Gilles Deleuze dans son livre Mille Plateaux synthétise selon moi très bien le carrefour de crise dans lequel nous avons enfermé la génération des « Millennials ». En effet, à l’image de Greta Thunberg, la jeunesse est anxieuse car prise en étaux, entre d’un côté le déni des plus grands dirigeants climatosceptique de ce monde accrocs au capitalisme obsolescent, et de l’autre côté le cri d’alarme des collapsologues qui annoncent l’effondrement de notre civilisation incapables de se réinventer.

La crise sanitaire de la Covid 19 nous apparait aujourd’hui comme une nouvelle sonnette d’alarme aux secousses du dérèglement climatique, qui seront de plus en plus fréquentes d’ici 2100 avec une augmentation de la température du globe de 2 à 8 degrés selon les estimations du GIEC.

Depuis le début du confinement le 15 mars 2020, nous avons découvert planétairement notre absolue nécessité de résilience c’est-à-dire notre capacité collective à encaisser un choc et à reprendre vie telle une forêt après un incendie.

La crise sanitaire doit être vue comme une chance extraordinaire pour inventer un modèle de développement plus sobre, plus raisonné, plus solidaire.

Dans notre monde au territoire fini et aux ressources limitées, il est temps de passer de la théorie à l’action pour construire collectivement des villes post-carbones, post-fossiles, post-nucléaires et post-insecticides. Dans des villes toujours plus denses, il est temps de secouer la trousse à outil de l’Architecture pour qu’elle refasse du partage de l’espace une expérience heureuse et conviviale. Il est temps d’ouvrir plus d’espace aux habitants et à la nature et moins à la voiture.

A l’image de notre village vertical « The Rainbow Tree » conçu 100% en bois massif à Cebu City aux Philippines - ou - de nos tours agricoles Hypérions à New Delhi, les 4 grandes mesures « brise-glaces » que nous mettons en œuvre au travers de nos projets pour parvenir à un urbanisme résilient sont les suivants :

1. L’économie circulaire zéro-déchet : A l’inverse de notre économie linéaire actuelle, où nous produisons, consommons, jettons et créons de la dette en pillant la Terre de ses ressources, l’économie circulaire est une économie « régénérative ». Elle se base sur les matières biosourcées, le recyclage des déchets en ressources et les énergies renouvelables décentralisées. L’économie circulaire met systématiquement en œuvre la règle du triple « R » : Réduire, Réutiliser et Recycler. Dans cette nouvelle économie à impact environnemental positif, la priorité est donnée aux circuits courts d’approvisionnement et au réemploi dans tous les secteurs, et en particulier celui de la construction qui émet 40% des gaz à effets de serre et consomme 40% de l’énergie produite dans le monde. Dans nos villes européennes, 90% du bâti de 2050 est déjà édifié ! La priorité doit donc être massivement orientée sur la rénovation énergétique et la réhabilitation de l’existant.

2. La mobilité douce et la lutte contre l’étalement urbain : En plein confinement, les grandes villes stressantes et polluées se sont très vite apaisées et l’organisation du territoire s’est organisée autour de la proximité. En effet la chute spectaculaire des émissions de CO2, de la production de déchets et de la pollution sonore a été bénéfique pour notre santé et notre bien-être. Nous l’avons tous ressenti. Circulant à pieds et en vélo, nous avons réappris à mieux connaitre notre quartier, nos voisins et nos commerçants de proximité et à nous entraider. La distanciation physique a intensifié notre besoin vital de proximité sociale basée sur la solidarité. Il semble à tout à chacun évident dès aujourd’hui de réduire drastiquement nos déplacements professionnels et de loisirs à travers le monde. La ville « zéro-voiture » ne doit plus être un tabou et la ville « 100% cyclable » boostée par le dé confinement ne doit pas resté provisoire. Transformons nos quartiers en village conviviaux réunissant tous les services entre vie de famille et vie professionnelle. Plus une ville est dense, moins elle est énergivore. Plus les habitants sont proches, plus ils sont solidaires.

3. La biodiversité et l’agriculture urbaine : Nous vivons la troisième ère de l’urbanisation mondiale où après avoir construit les villes sur la nature, ensuite les villes sur/autour des villes, nous rapatrions aujourd’hui la nature sur la ville pour mieux lutter contre l’imperméabilisation des sols et protéger notre biodiversité. Les forêts urbaines en pleine terre, les tours agricoles et les fermes urbaines réinvestissent les villes minérales. Cette végétalisation intensive du bâti vise les objectifs suivants : La création d’îlot de fraicheur urbain; le rapatriement de la biodiversité en cœur de ville; la récupération des eaux de pluie et leur phyto-épuration; le développement de l’agriculture urbaine et du co-jardinage.

4. L’agilité d’usage : La crise sanitaire met indéniablement en exergue l’échec de l’hyperspécialisation et de la monofonctionnalité de certains espaces dans la ville à l’image du quartier de La Défense. La réversibilité et la mutabilité des infrastructures et des bâtiments que nous concevons deviennent primordiale pour suivre l’évolution des usages tels que le télétravail et les téléconférences dont le recours a explosé durant la crise. Cette mixité d’usages doit se retrouver à l’échelle de la ville, du quartier et de l’immeuble. Depuis quelques années, nous imaginons dans la plupart de nos projets un étage réservé en partage pour tous les résidents d’un immeuble. Un espace de sociabilisation qui pourrait aussi servir à l’avenir pour les futures mises en quarantaine et mesures d’isolement en cas de crise.

Les villes consomment 80% des ressources de la planète sur seulement 2% de sa superficie. Ces 4 mesures brise-glaces s’attaquent aux raisons structurelles des crises écologiques et sanitaires et non pas simplement à en panser les symptômes.


• PARIS MATCH : Paris est-il transformable en ce sens : Bilan environnemental actuel, bilan possible ?

VCA : Avec plus de 21 067 habitants au km², Paris (Intra-muros) est la 7e ville la plus densément peuplée au monde devant Séoul. Et en même temps, Paris est l’une des villes les plus minérales avec seulement 5,6m² d’espaces verts par habitant. La capitale est pénalisée par son faible score en matière d’espaces verts, sa politique urbaine encore basée sur l’usage de la voiture en centre-ville et son score relativement faible en matière de qualité de l’air.

A la demande de la Mairie de Paris et des Services de l’Ecologie Urbaine, nous avons développé le projet de recherche et de développement « Paris 2050 » qui offre à voir un futur résilient pour construire une ville désirable, inclusive et durable, le tout en rénovant son patrimoine exceptionnel. A Paris, il existe 1 million de logements, 50 millions de m² de commerces et de bureaux, et 350 écoles et collèges à éco-rénover.

D’ici 2030, l’objectif environnemental du Plan Climat Air Energie de la Ville de Paris est de réduire de 50% les émissions de GES, de 35% les consommations et d’atteindre 45% d’énergies renouvelables. L’objectif ambitieux d’ici 2050 est de construire une ville neutre en carbone et 100% à énergies renouvelables.

Pour atteindre ces objectifs, nous avons inventés avec les ingénieurs en génie bioclimatique de Setec Bâtiment 8 prototypes de villages verticaux qui viennent se greffer sur des structures existantes pour y instaurer le concept de « Solidarité Energétique ». En effet, l’architecture contemporaine est capable aujourd’hui grâce aux énergies renouvelables et aux règles de bioclimatisme de produire plus d’énergie qu’elle n’en consomme et de redistribuer en temps réel la plus-value produite au patrimoine existant pour viser la neutralité carbone.

Ainsi, nous avons imaginé un quartier inspiré des palétuviers pour construire une mangrove urbaine sur la fourche de rails et de quais de la Gare du Nord. Ces palétuviers à usages mixtes (logements et bureaux) sont couverts de façades électrolytiques imitant la photosynthèse naturelle alors que les 32 quais de la gare sont tapissés de dalles piézoélectriques transformant les pas des 750 000 voyageurs quotidiens en énergie.

Dans le XIIIème arrondissement, nous proposons une rénovation énergétique des tours du quartier Massena-Olympiades tout en les recouvrant de balcons potagers et de vergers suspendus à des résilles en bambou tressé. Au pied de ses tours, nous avons imaginé de rouvrir la Petite Ceinture laissée à l’abandon pour y accueillir des jardins partagés et offerts à la libre appropriation des habitants. Dans les tunnels qui constituent 40% du tracé de cette Petite Ceinture, on y retrouve des champignonnières, des marchés couverts, des salles de sports et des fablabs pour réparer le monde.

En amont et en aval de la Seine, nous voulons transformer le boulevard périphérique en XXIème arrondissement de la Ville de Paris pour cicatriser cette plaie béante du « tout à l’automobile » des années 60. Les deux ponts du boulevard périphérique qui franchissent la Seine et qui constituent les deux entrées fluviales de la capitale à l’est et à l’ouest deviennent donc de véritables ponts habités à l’image du Ponte Vecchio à Florence ou des ponts qui bordaient l’île de la Cité au Moyen-Age. La biodiversité s’y développe à chaque étage tandis que les piles hydroélectriques des ponts transforment l’énergie cinétique de la Seine en électricité.

Enfin, à chaque porte de Paris, des « Farmscrapers » viennent empiler sous forme de galets empilés des champs d’agriculture, des vergers suspendus et des potagers urbains pour produire localement ce qui est consommé au cœur de la cité par les flexitariens qui ont adopté un régime alimentaire moins carné. Ces fermes verticales cultivées en circuit-court par des agriculteurs urbains réduisent de 90% leur besoin en eau et mettent à l’honneur l’agroécologie et la permaculture pour produire biologiquement jusque 25kg de fruits et de légumes par m².


• PARIS MATCH : Les immeubles « verts » comme ceux que vous imaginez, doivent ils devenir la norme dans les constructions. Que devrait-on bannir aujourd’hui (matériaux, méthodes de construction etc…)

VCA : Toute démarche exemplaire doit devenir la norme. Faire face aux enjeux écologiques et sociaux n’est pas une option dans un projet d’architecture. C’est la base de notre engagement professionnel. Notre rôle c’est d’imaginer des modes de vie écoresponsable et ensuite de concevoir l’architecture qui permet de les faire adopter spontanément par le plus grand nombre.

Aux quatre coins du monde, les bâtiments verts sont en train de devenir la norme. Les logiques de constructions résilientes pourraient même être appliquées à la reconstruction de Notre-Dame de Paris.

Depuis l’incendie, nous militons pour un projet exemplaire sur le plan écologique qui assume son époque avec franchise et non pour une architecture pastiche qui muséifie la ville. Economie circulaire, énergies renouvelables, innovation sociale inclusive, agriculture urbaine, protection de la biodiversité, sans oublier beauté et élévation spirituelle, toutes ces valeurs émane de notre projet de reconstruction pour faire sens en profondeur. Du gothique primitif au XIIème siècle à sa restauration par Viollet-le Duc au 19ème siècle, en passant par le gothique rayonnant du XIIIème siècle et le gothique flamboyant du XIVème siècle, la cathédrale Notre-Dame est résolument l’œuvre du temps qui passe et qui ne s'encombre pas de considérations stériles sur le chevauchement des styles inhérent à l’édifice.

Constructivement, nous avons donc étudié une charpente construite avec des poutres en bois lamellé-croisé (CLT) précontraintes par des lamelles en fibres de carbone (CFK). Cette charpente légère est habillée d’une robe de cristaux constitués d’une couche active organique, réalisée à base de carbone, d’hydrogène, d’azote et d’oxygène, absorbant la lumière et la transformant en électricité. Cette énergie est stockée dans des piles à hydrogène pour être redistribuée en circuit court dans la cathédrale.

La cathédrale deviendrait exemplaire sur le plan de l’eco-engineering et l’Eglise transparente et pionnière en résilience environnementale.


• PARIS MATCH : Quelles sont les villes modèles aujourd’hui ?

VCA : Selon les critères écologiques (risques environnementaux, gestion de l’énergie, gestion de l’eau et des déchets, espaces verts, pollution, gaz à effet de serre), les villes à prendre en exemple sont Vienne, Stockholm ou encore Sydney. Leur point commun est une politique urbaine très volontariste basée sur :
- Le développement intensif des espaces verts et de l’agriculture biologique
- Le déploiement massif des énergies renouvelables
- L’offre de transports en commun efficaces et de centres-villes bas-carbone où les véhicules polluants ne sont pas autorisés afin de protéger la qualité de l’air des habitants.

La Municipalité de Séoul est à la recherche de nouvelles façons d'investir dans ce type d'infrastructure douce, contribuant à favoriser la cohésion sociale à travers la protection de l’environnement. Pour exemple, Le projet « Manta Rays » que nous avons conçu à Séoul pour le nouveau Ferry Terminal flottant milite pour l’ électromobilité fluviale ainsi que pour la perméabilité et la re-naturalisation des berges de la rivière Han.

Comme à Paris le long de la Seine, ces berges sont les nouveaux terrains de jeux de l’innovation sociale et des consom-acteurs urbains qui désirent les cultiver en agroforesterie et s’y rafraichir en période de canicule. L’objectif est de rendre les berges moins vulnérables aux changements climatiques qui ont fait imploser les phénomènes de fortes crues et d’îlots de chaleur urbains durant les dernières décennies.


• PARIS MATCH : Quelles sont les nouvelles technologies, compétitives, disponibles, dont on devrait davantage se servir dans la construction ?

VCA : L’humanité fait partie d’un écosystème global. L’Homme n’est pas supérieur à la nature et devrait beaucoup plus s’inspirer du vivant par le biais du biomimétisme. Pour rappel, à l’image de la forêt amazonienne, la nature a inventé l’économie circulaire. Elle recycle tout et transforme chaque déchet en ressource. Elle utilise la photosynthèse comme seule source d’énergie. Elle limite les excès provenant de l’extérieur et elle mise systématiquement sur la coopération entre les espèces.

Par le biais du biomimiétisme, nous tentons d’en faire de même à travers nos projets d’architectures pensés comme des écosystèmes métaboliques produisant leur propre énergie (calorifique, frigorifique, électrique et alimentaire) et recyclant leurs déchets en ressources via des boucles vertueuses.

Nos architectures biophiliques toutes en rondeurs sont inspirées des formes, des structures et de toutes les boucles de rétroactions que l’on retrouve dans la nature. L’angle droit n’y existe également pas, elles sont conçues « out of the box ».

Nos projets associent le low-tech et le high-tech plutôt que de les opposer comme on le fait trop souvent en France.

Le low-tech est synonyme de sobriété et simplicité, de modularité et réparabilité, de liens sociaux et de pratiques solidaires. Il se traduit sous la forme, de construction bio-sourcées, de co-conception bioclimatique, et de toute technique de ventilation, d’irrigation, de chauffage et d’éclairement qui ne nécessite pas un seul kilowatt pour son bon fonctionnement.

Le high-tech regroupe les énergies renouvelables et les smartgrids (réseaux intelligents de distribution de l’énergie et des données) qui ambitionne de produire proprement l’énergie et de réduire la consommation globale et le gaspillage vers un bilan carbone neutre.

Notre projet Tao Zhu Yin Yuan à Taipei, capitale de Taiwan, est une parfaite illustration de cette fusion low-tech/high-tech. En effet, la géométrie spiralée de ce village vertical a été dessinée pour suivre la course du soleil d’est en ouest. Les balcons à ciel ouvert permettent d’y planter 23 000 plantes, arbustes et arbres captant 135 tonnes de CO2 par an dans l’atmosphère de la ville. Les cages d’escaliers et d’ascenseurs bénéficient toutes de lumière et de ventilation naturelle directe. Une cheminée à vent traverse l’édifice sur toute la hauteur de son noyau central pour bioclimatiser naturellement cette forêt verticale. En effet, un courant d’air naturel passe sous les fondations afin de profiter de l’inertie thermique de la terre à 18 degrés toute l’année avant d’être réimpulsé dans chaque appartement.

Côté high-tech, des canopées solaires photovoltaiques et thermiques génèrent de l’électricité et de l’eau chaude sanitaire distribués en circuit-court dans les logements. Au rez-de-chaussée, des lagunes de phytoépuration viennent recycler les eaux grises provenant des salles de bains et des cuisines afin de servir ensuite d’eau d’irrigation pour les plantes. Sous les fondations, des appuis antisismiques positionnés sous chaque point porteur permettent à la tour de plier sans rompre en encaissant des tremblements de terre allant jusqu’à 7.0 sur l‘échelle de Richter.

Point de vue agilité d’usage, des doubles planchers innervés par les fluides et la fibre permettent à chaque résident de concevoir sa cellule familiale avec un maximum de flexibilité. Enfin, le rez-de-chaussée et le rooftop sont des espaces partagés pour l’ensemble des résidents au gré de leurs envies.


• PARIS MATCH : Manger local deviendra-t-il la norme et les tours à cultiver, l’avenir ?

Manger local et selon les saisons n’est pas l’avenir mais bel et bien déjà le présent.
Il est donc logique que nos clients nous demandent systématiquement d’intégrer désormais des balcons à cultiver sous forme de potager mais aussi des fermes aquaponiques ou dédiées à la permaculture sur les toits. Le projet « Arboricole » à Angers a été conçu dans ce but précis de vivre dans un jardin nourricier participant à l’écosystème agricole et horticole de l’Anjou.


• PARIS MATCH : Que vous a appris le confinement sur les « possibles » en matière d’urbanisme et d’environnement ?

VCA : De Paris à New York et de Londres à Wuhan, la pandémie de coronavirus fait des ravages disproportionnés sur les personnes âgées bien sûr, mais aussi les pauvres, les marginalisés et ceux qui occupent des emplois précaires mais souvent vitaux. Ce virus a mis en exergue toutes les inégalités sociales et territoriales de notre société.
Il est donc urgent d’inventer le monde de demain avec de nouvelles logiques disruptives. Et pourtant nous avons vu ces dernières semaines comment le lobbying absurde tente déjà de se mettre en place dans de nombreux pays pour un report des mesures en faveur de la transition écologique au nom de l’économie capitaliste du monde d’avant.
Rebondissons vite ! Rebondissons fort ! Faisons en sorte que la demande de la Convention Citoyenne pour le Climat (150 citoyens tirés au sort pour faire des préconisations) devienne réalité : « Nous souhaitons que la sortie de crise qui s’organise sous l’impulsion des pouvoirs publics ne soit pas réalisée au détriment du climat, de l’humain et de la biodiversité ».
Rentrons collectivement en résilience ! Attaquons frontalement les solutions pour résoudre la crise écologique et prouver à nos enfants que nous pouvons inventer des modes de vie écoresponsables en toute symbiose avec la nature !

Vincent Callebaut, le 27 mai 2020