• Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg
  • Slidebg

CHRYSALIS, CAMPUS RDI
CLERMONT-FERRAND 2007
FRANCE

IN COLLABORATION WITH : Vasconi Associated Architects, Paris
MEP : Iosis
STRUCTURE : Bollinger et Grohmann, Francfort
GREEN : Elioth
LANDSCAPING : Louis Benech
ACOUSTIC : Avel Acoustic, Jean-Paul Lamoureux
LIGHTING : Lumenart, Suzanne Fleischer
ECONOMIST : Ripeau
PROGRAM : Campus of Research, Development and Industry
LOCATION : Ladoux Site, Riom
SURFACE AREA : 200 000 m
CLIENT : Michelin
TEAM : Vincent Callebaut, Jiao Huang, Jean-Michel Chartiel, Emilie Diers
PERSPECTIVES : L'Autre Image
WEBSITE : www.claude-vasconi.fr
1. LE SITE – LE PARTI

Au creux du paysage somptueux de la majestueuse chaine des puys, le projet URBALAD s’inscrit dans la stratégie d’évolution structurelle et architecturale à grande échelle du groupe Michelin regroupant les compétences de plus de 4000 ingénieurs et techniciens.

Notre proposition en plan masse pour le site de Ladoux vise à traduire spatialement le souhait de régénérer avec force et cohérence le patrimoine industriel par la remise aux normes des bâtiments existants, la démolition de certains bâtiments dits historiques et la construction du nouveau bâtiment cœur.

Vers plus de performance, il s’agit avant tout de concevoir une globalité développant une nouvelle stratégie d’interactions humaines, une accélération de l’innovation au sein des équipes Michelin. Notre chorégraphie spatiale permet en termes d’espaces de révéler avec évidence la dynamique et l’organisation contemporaine du travail basée sur la flexibilité, le foisonnement des idées et le rapprochement des compétences !

Depuis la nationale Riom-Clermont-Ferrand, le sentiment de dispersion disparaît car l’entrée du site s’impose désormais avec évidence et lance une perspective d’entrée tendue entre le rond point d’accès et le parvis du futur bâtiment cœur. Cet axe central qui, dès la Porte de Bourges, amorce le tracé de la Rue de la Recherche, est bordé linéairement de grands arbres et vient structurer les entrées de parkings ainsi que les cheminements piétons jusqu’aux sas d’entrée du hall d’accueil. Un "Canaletto" épousant la légère pente par une succession de gradins vient surligner cet axe principal et accompagner naturellement les visiteurs par le bruissement de l’eau. Depuis la porte de Troyes, les entrées et les parkings fournisseurs viennent s’ordonnancer sur la parcelle libérée par la destruction du bâtiment F32 tandis qu’un quai de livraison glisse sous le projet tout le long de l’espace logistique.

L’objectif principal concernant les aménagements extérieurs est l’économie des distances . Pour atteindre cet objectif, le plan masse propose une répartition rayonnante des aménagements extérieurs depuis le bâtiment cœur pour canaliser tous les flux (automobiles, piétons et cyclistes), rapprocher tous les parkings du grand parvis d’entrée. Ainsi, le projet s’ancre avec force et génère une nouvelle organisation pour les futures évolutions du campus RDI. Il corrige l’impression d’éclatement des activités sur le site.


2. PROPOSITION ARCHITECTURALE

Edifier ce nouveau Cœur, ce forum central dans l’axe Est-Ouest, à cheval sur le grand circuit n°1 pour atténuer l’impact de cette rupture physique importante, créer un ouvrage, trait d’union, pont habité, de part et d’autre de cette césure, orienté vers les Monts d’Auvergne est le choix du Maître d’Ouvrage. Pour répondre à l’éclatement extrême des moyens spatiaux et à l’éloignement des équipes sur l’ensemble du site, le bâtiment cœur deviendra ainsi le nouveau moteur de l’innovation, invitant chaque spécialiste à se rencontrer, à dialoguer et à se mobiliser en « brainstorming » afin de résoudre les problèmes et de participer ainsi à l’optimisation des produits Michelin. Le projet doit bien sûr renforcer l’appartenance, la fierté d’être Michelin en Auvergne !

Le nouveau bâtiment sera avant tout un outil de travail performant, accueillant 1340 nouveaux postes de travail. Notre projet n’affiche donc pas une image ostentatoire mais représentera clairement la force de frappe de la technologie Michelin. Sans conduire à une extravagance ou à une gestuelle démesurée qui ne correspondrait pas à l’attente de Michelin, le bâtiment situé à l’épicentre du Site de Ladoux permet de mieux articuler et connecter le bâti avoisinant (F35+G22+S59).

La modernité de ce projet accueillant, tant en direction de l’extérieur et des visiteurs que pour l’équipe de chercheurs, amplifie la communication interne à travers l’espace fédérateur de la Rue de la Recherche, mais aussi préserve la confidentialité, le « secret Michelin », la protection absolue des espaces dits « sous douane ». C’est un forum «version industrielle», cockpit bioclimatique de verre et d’acier posé sur un tablier en béton enjambant le circuit n°1 et mis en sustentation au dessus des socles d’accueil à l’Ouest, de logistiques à l’Est. Il est le symbole d’une nouvelle «vitrine Michelin» expression de l’efficience des innovations Michelin.

Pour atteindre le but essentiel de renouer les échanges entre les différentes disciplines de la chimie et du pneumatique, notre priorité est de créer une ambiance bioclimatique confortable par une application raisonnée de la démarche HQE au service de l’accélération de l’innovation. Toute la programmation se retrouve ainsi dans notre bâtiment cœur, enveloppée sous une chrysalide protectrice et respirante, assurant passivement un bien être tempéré toute l’année. C’est un édifice « bien tempéré » qui permet une flexibilité spatiale maximale de l’organisation du travail, une multiplication des lieux d’échanges et de convivialité, une économie de la consommation d’énergie globale, ainsi qu’une économie importante sur les coûts de construction des plateaux standardisés. L’ouvrage ainsi conçu permet à chaque chercheur de rencontrer naturellement ses collègues et d’accroître par complémentarité les performances du Groupe. Entre logique industrielle et beauté technologique, c’est un bâtiment moderne, pérenne et évolutif.


3. PARTI FONCTIONNEL ET DESCRIPTION D’ENSEMBLE

Le parti fonctionnel consiste à obtenir un projet le plus compact possible afin de rapprocher toutes les compétences autour de multiples lieux d’échanges et de convivialité au service de l’interdisciplinarité. Notre schéma d’organisation fonctionnel met tout d’abord en évidence les deux grands secteurs qui composent le bâtiment cœur à savoir, le secteur hors douane destiné au public et le secteur sous douane ou sous contrôle destiné aux employés de l’entreprise ainsi qu’aux visiteurs badgés.

La Rue de la Recherche, dont le tracé est inspiré des tissus urbains des villes italiennes, constitue l’unique colonne vertébrale pour l’ensemble de la programmation. C’est l’espace fédérateur de référence pour l’ensemble du projet. C’est le lieu majeur d’échanges, de rencontres, doté de services et regroupant tous les moyens communs identifiés au programme. Perméable, elle structure perpendiculairement tous les plateaux créant une partition dense formée de pleins et de vides, une succession d’espaces de travail et de jardins créant ainsi une dynamique vigoureuse entre tous les collaborateurs. La Rue de la Recherche est légèrement en pente (2%) pour permettre d’augmenter la section des poutres du tablier enjambant le circuit n°1.

Les briques de base fonctionnent par couples qui sont regroupés autour de leurs moyens communs respectifs. L’empilement en gradin de ces couples de plateaux forme des silhouettes dont les balcons se déclinent en cascades végétales. Les vallées sculptées comme des géographies construites découpent des failles perpendiculaires qui liaisonnent la Rue de la Recherche à deux grands jardins bioclimatiques au Nord et au Sud. Ces jardins propices aux rencontres sont plantés dans l’épaisseur du tablier et offre deux ambiances végétales aux essences bien distinctes, tropical au Nord et aride au Sud.

En lisant la Rue de la Recherche sur son profil longitudinal, l’empilement des couples de briques et de leurs moyens communs scandés par les vallées et les noyaux de circulations verticales redessine une silhouette urbaine dense et profonde. Cette nouvelle skyline économise les distances à parcourir entre équipes et reflète l’image d’un campus perméable organisé en îlots interconnectés par un jeu de passerelles se déhanchant de lieux de rencontres en lieux de convivialité.

Nous avons conçu un bâtiment inondé de lumière en communication avec une nature intérieure, une oasis de jardins suspendus, optimisant le confort de chacun des postes et en relation complète aussi bien avec la Rue de la Recherche qu’avec le paysage des pistes d’essais de Ladoux. Chaque espace de travail se voit ainsi conférer une totale exposition sur son périmètre offrant le même niveau de confort à tous et multipliant les vues entre les équipes.


Le projet est un diamant finement taillé, une chrysalide ciselée qui rayonne au cœur de l’Auvergne !

COPYRIGHT : VINCENT CALLEBAUT ARCHITECTURES